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Terrain

Trois soldes pour un étudiant : ce qui nous a fait tout reprendre

Le guichet, la comptabilité et le relevé donnaient trois montants différents pour la même personne. C'est ce défaut, et non un problème de performance, qui a décidé de la réécriture complète d'Optimus.

Un étudiant se présente au guichet de la scolarité. On lui dit qu’il doit 75 000 francs. Il descend à la comptabilité, où l’on en compte 90 000. Sur son relevé imprimé la semaine précédente, il en lisait 60 000.

Aucun de ces trois chiffres n’était faux du point de vue de l’écran qui l’affichait. Ils étaient calculés à trois endroits différents, par trois requêtes écrites à des moments différents, par des personnes différentes. L’une comptait les pénalités de retard, l’autre non. L’une déduisait une bourse attribuée la veille, l’autre lisait un instantané de la nuit.

Le vrai coût n’est pas l’erreur

Un étudiant qui découvre trois chiffres apprend très vite à négocier avec celui qui l’arrange. Le personnel du guichet, lui, apprend à ne plus faire confiance à l’écran devant lui — et il recommence à tenir un cahier. C’est ce qui s’est passé : dans un service, quelqu’un avait un cahier à côté du clavier, et le cahier faisait autorité.

À ce moment-là, le progiciel a cessé d’être un outil de gestion pour devenir une formalité de saisie.

Une seule définition, et une seule

Dans OptimusNext, il existe exactement un endroit qui répond à « combien cet étudiant doit-il ». Tous les écrans l’appellent — le guichet, la comptabilité, le relevé imprimé, le portique qui décide si un badge s’ouvre. Il n’y a pas de deuxième version rapide pour un écran qui aurait besoin d’aller plus vite.

Cette contrainte est vérifiée automatiquement : une recherche dans le code échoue s’il apparaît un second calcul de solde ailleurs. C’est un test qui casse le déploiement, pas une note dans un document que personne ne relit.

Ce que cela change à l’usage

Le chiffre au guichet est celui de la comptabilité, qui est celui du relevé, qui est celui que lit le portique. Quand il change — un versement, une bourse, une remise accordée avec son motif — il change partout à la seconde.

Un étudiant qui conteste conteste alors une décision, ce qui est légitime et se tranche. Il ne conteste plus une contradiction, ce qui ne se tranche pas.

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