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Terrain

La règle des soixante jours n'a pas de bouton

Une suspension pour impayé déclenchée manuellement s'applique quand quelqu'un y pense — donc inégalement, donc contestablement. Dans OptimusNext c'est une tâche planifiée, et l'absence de bouton est la fonctionnalité.

Dans l’ancien système, la suspension d’un étudiant en impayé de plus de soixante jours était un bouton, dans un écran de comptabilité.

Le bouton fonctionnait. Ce n’était pas un défaut de programmation : la règle était juste, le calcul était juste, et la sanction s’appliquait correctement à l’étudiant sur lequel on cliquait.

Le problème était ailleurs. On cliquait quand on y pensait.

Une règle appliquée par intermittence n’est plus une règle

En fin de semestre, quand le service était pris, personne ne cliquait pendant trois semaines. À la rentrée, quelqu’un rattrapait le retard d’un coup, et quarante étudiants se retrouvaient suspendus le même matin — dont certains qui avaient réglé entre-temps.

Un étudiant suspendu en mars et pas son voisin dans la même situation en février a un argument, et il est bon. Une règle qui dépend de la charge de travail d’un service n’est pas une règle appliquée à tous : c’est une décision individuelle déguisée en politique.

Ce que fait OptimusNext

La règle s’exécute toute seule, chaque nuit. Elle suspend le badge, interdit l’accès aux salles d’examen et retient la délivrance des relevés — les trois ensemble, pour tout le monde, le même jour.

Un paiement rouvre les trois, également sans intervention.

Il n’y a aucun bouton pour la déclencher, et c’est délibéré. Un bouton existerait pour les cas où quelqu’un veut aller plus vite, et ces cas-là sont précisément ceux qui produisent l’inégalité de traitement.

Ce que l’établissement contrôle, c’est le seuil et ce que la sanction touche. Ce qu’il ne contrôle pas, c’est le jour où elle s’applique à tel étudiant plutôt qu’à tel autre.

Le sanction est lisible

L’écran des sanctions ne montre pas seulement qui est suspendu. Il montre le motif, le montant en cause et la date depuis laquelle le retard court — de sorte qu’un agent puisse répondre à l’étudiant devant lui sans ouvrir trois autres écrans, et qu’un directeur puisse défendre la décision.

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